Langues de vipères
Elles sont réunies pour prendre le café
C’est le moment de joie, celui qu’elles espéraient
Elles vont planter leur crocs dans une proie absente
Et le pauvre choisit aura la plaie béante
Mais ne s’en rendra compt’ que lorsqu’il apprendra
Les phrases assassines émisent à son endroit
Par la meute beuglante qui hurle sans savoir
Le mal que peut produir leur mots dans le brouillard.
Langues de vipères et langues de putes
Vos réflexions sont des insultes
Langues de putes et langues de vipères
N’avez vous donc que çà à faire
Quel plaisir peut-on éprouver à critiquer
Une personne qui ne cherche qu’a donner
Un peu plus de sérieux au travail qu’il pratique
"ce n’est plus du travail" claironnent-elles ,cyniques
"elle n’est pas sérieuse" "il fait n’importe quoi"
et quand sur le boulot, ne peuvent él’ver la voix
elles trouveront toujours d’autres conversations
pour pouvoir l’air de rien glisser des allusions
sur l’efficacité du travail de l’absent
et sur sa vie privée extrapoler d’autant.
Langues de vipères et langues de putes
Vos réflexions sont des insultes
Langues de putes et langues de vipères
N’avez vous donc que çà à faire
"Regarder isabel’, vous savez ce qu’on dit"
"Quelques uns l’auraient vu, elle tromp’ son mari"
Et bien que mensonger, le bruit sort du sommeil
Il court de bouche en bouche et trouve en chaque oreille
Un écho mitigé mais qui prend de l’ampleur
Transmission populaire, sans regret sans douceur
Pour un qui se dira "ce n’est pas mon affaire"
Il y en aura dix qui se sentiront fier
De répandre le bruit, créer la marée noire
Sans soucis d’origine et sans preuves notoires
Langues de vipères et langues de putes
Vos réflexions sont des insultes
Langues de putes et langues de vipères
Il faudrait apprendre à vous taire